Déminéraliser, végétaliser et ouvrir les cours d’école : c’est parti !

Tribune : nos élues déléguées à la nature en ville et à la co-construction citoyenne reviennent sur le dispositif des cours jardin.

Quelques références retenues par les élèves – carnet de restitution de l’aménagement de la cour d’école Edouard Vaillant

Il y aura de la pleine terre, de l’eau, des plantes, des arbres, des coins pour causer, lire, jouer, courir, se cacher, jardiner et même suivre des cours. Ça démarre au Quatre chemins. Le projet de cours jardin au groupe scolaire Vaillant Lolive sur lequel se sont accordés enfants, enseignants, animateurs et professionnels des espaces verts se concrétisera, dès cet été par la suppression de 1 000 m2 de bitume sur l’une des cours, des plantations et l’ouverture aux habitants de la cour maternelle attenante au square Lapérouse pendant les congés scolaires.

Sur Pantin, le programme de cours jardin va se poursuivre aux Courtillières et Haut Pantin. D’autres projets, visant à mailler la ville de verdure et d’îlots de fraîcheur ou à créer des couloirs de biodiversité sont et seront étudiés dont les rues jardins inscrites au programme municipal (pour 2023) mais aussi les propositions d’habitants et collectifs issues des concertations ou des appels à projets des budgets participatifs de la ville et du département.

Un territoire végétalisé aux espaces verts partagés et conviviaux est un des mantras de la convention citoyenne pour le climat d’Est Ensemble avec des propositions visant à remettre la nature en ville en désartificialisant les sols partout où c’est possible et en augmentant le ratio d’espaces verts dans les constructions. Propositions visant aussi à préserver la biodiversité et à protéger la faune et la flore locales.

L’urgence climatique s’est imposée dans la fabrique de nos politiques publiques, mieux informés, les habitants le comprennent quand ils n’en sont pas les plus ardents promoteurs.

Mirjam Rudin et Jocelyne Chatron, pour le groupe Ecologistes et Solidaires – EELV

(La Tribune est extraite de Canal, le journal municipal de Pantin, numéro de mai 2022)

Conseil municipal : climat, mobilité, économie sociale et solidaire

Retour sur le conseil municipal du mois d’avril.

Ce jeudi 21 avril a eu lieu le conseil municipal : voici les sujets qui ont été portés par nos élu.e.s EELV !

Climat
– Nous avons voté l’adhésion de la ville à Airparif, association de surveillance, d’analyse et d’alerte de la qualité de l’air en Ile-de-France. En bénéficiant de son expertise, Pantin pourra renforcer son action de lutte contre la pollution atmosphérique.

– On continue dans les politiques climatiques et énergétiques ! Nous avons affirmé notre engagement dans la labellisation Air-Climat-Energie de l’ADEME, qui met en avant les progrès réalisés par les villes et encourage Pantin à aller plus loin !

Mobilité
– Le conseil municipal a confirmé les subventions d’aide à l’achat de vélos mécaniques pour 40 pantinois.e.s.

– Nous avons voté pour que Pantin devienne l’Autorité Organisatrice de Proximité de la ligne 330, procédure qui permettra à la navette de continuer d’exister.

Économie Sociale et Solidaire
Nous avons voté pour l’adhésion de Pantin au Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire, association accompagnant les territoires engagés pour le développement et la promotion l’économie sociale et solidaire. Il s’agit d’un outil au service des politiques publiques tournées vers le solidaire.

Espace public
Enfin, le groupe des élu.e.s EELV est intervenu sur le sujet de la publicité dans l’espace public : nous sommes pour réduire la place de la publicité tout en conservant un affichage d’informations publiques à Pantin, pour une meilleure qualité de vie des habitant.e.s !

A plusieurs, nous sommes plus forts pour le climat

Tribune de nos 3 élu·e·s EELV à Est-Ensemble.

Le 16 février 2022, une délégation d’une vingtaine de participant-e-s de la Convention Citoyenne pour le Climat, d’Est Ensemble a remis 200 propositions résultantes de 5 weekends de travail, assidus et intenses, par près de 100 citoyen-nes dont 19 pantinois-e-s ! Ecologistes avec vous, nous ne pouvons qu’en être fier-e-s. 

Le bureau de territoire a été un moment fort pour ces habitant-e-s et ainsi pour notre ville, pour Pantin. 7 axes majeurs composent la charte de la convention locale citoyenne pour le climat et la biodiversité. Nos futurs challenges passent par l’appropriations des axes, 7 thématiques pour : 
– Un territoire végétalisé, aux espaces verts et conviviaux,
– Un territoire solidaire qui s’engage pour un habitat rénové et éco-responsable,
– Un territoire qui limite l’usage de la voiture et qui déploie les mobilités actives,
– Un territoire résilient qui promeut une alimentation saine,
– Un territoire zéro déchet, sobre et qui lutte contre le gaspillage,
– Un territoire exemplaire, avec des acteurs et des citoyens engagés,
– Un territoire qui développe les énergies renouvelables. 

A partir de ces travaux salués, pour l’engagement des membres de la convention, Est Ensemble s’engage à réaliser le travail administratif pour aboutir au vote de propositions lors du Conseil de territoire du 10  mai 2022. Date à retenir sur vos agendas. Cette expérience démontre, l’importance de la co-élaboration avec les habitant-e-s, les expert-e-s et premiers usagers de la ville et du territoire. Le passage de rêves à des réalités pour un quotidien désirable : c’est possible pour le climat ! 

La charte : https://ensemblepourleclimat.est-ensemble.fr/

Nadia Azoug, Vice-présidente Démocratie, participation citoyenne, Alice Nicolet et Pierric Amella Conseillers territoriaux. 

(La Tribune est extraite de Canal, le journal municipal de Pantin, numéro de avril 2022)

Une victoire, celle sur l’eau, à Est Ensemble !

Tribune de nos 3 élu·es EELV à Est-Ensemble.

Usine de production d’eau potable, située avenue du Général Leclerc à Pantin (Photo EELV Pantin)

Promesse de campagne tenue. Vote à l’unanimité, c’est la décision de créer une régie publique territoriale de l’eau. C’est la conclusion de douze ans de débats et de luttes. C’est une victoire sans appel du mouvement citoyen animé par la Coordination EAU Île-de-France et, en particulier, par Jean-Claude Oliva, et les écologistes, notamment pantinois.es, engagés depuis 2010 dans ce combat. Pourtant, on nous a longtemps expliqué que c’était impossible : on allait nous couper l’eau, il fallait faire des travaux colossaux, le prix de l’eau allait augmenter, etc. Toutes ces balivernes ont fait perdre du temps et de l’argent aux usagers d’Est Ensemble mais n’ont pas résisté à l’épreuve des faits.


Dès le 1er janvier 2024, 25% de l’approvisionnement en eau d’Est Ensemble sera fourni par Eau de Paris à un prix d’achat en gros 25% moins cher que celui du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) lié à Veolia. Et sans avoir à réaliser de travaux !
L’usine du SEDIF à Pantin reviendra à Est Ensemble et fournira 5% de l’eau consommée dans notre territoire. On le voit, la rente de Veolia captée depuis 100 ans sur les usagers de nos villes est enfin, sérieusement et durablement, écornée.


Dans ces nouvelles conditions, une baisse des tarifs sera possible pour les usagers domestiques. Le droit à l’eau pour tou.te.s sera garanti au travers de tarifs plus justes. L’autre grand chantier, celui de la démocratie, vise à sortir de la maltraitance envers les usagers (coupures d’eau), à ré-humaniser le service public et à rétablir une relation de confiance, apaisée.


Prochainement, les citoyen.ne.s et les associations doivent siéger aux côtés des élu.e.s à la direction de la régie et pouvoir compter dans toutes les décisions prises.


Groupe Écologistes et solidaires.
Alice Nicollet, Pierric Amella, Nadia Azoug.

(La Tribune est extraite de Canal, le journal municipal de Pantin, numéro de mars 2022)

[Trottinettes électriques] 3 questions à Pierric Amella

Découvrez notre nouveau format d’information « 3 questions à », pour mieux comprendre et illustrer l’action de nos élu·e·s.

Dans son édition du 06 février 2022, le Journal du dimanche se fait le relai du bilan annuel de la Sécurité routière concernant les accidents de trottinettes électriques.

En 2022, 22 personnes sont mortes alors qu’elles conduisaient une trottinette électrique. Les multiples accidents, conduisant le plus souvent à des fractures et luxation, touchent principalement les jeunes de 20 à 30 ans, suivi des quinquagénaires. Rien qu’à Paris, on estime le nombre de blessé·e·s à un minimum de 2 000 personnes / an.

Nous avons interrogé Pierric AMELLA, conseiller municipal EELV de Pantin, délégué aux mobilités douces, à la qualité de l’air et au budget carbone.

Photo de Nikolo Zi sur Pexels.com

EELV Pantin : Pantin a interdit dès 2020 les trottinettes en libre service, peux-tu nous rappeler quelles étaient les motivations de ce choix ?

P. AMELLA : Depuis la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités, promulguée en décembre 2019), les opérateurs de trottinettes en libre service doivent obtenir une autorisation des villes où ils souhaitent s’implanter. Dès mon arrivée (en juin 2020), j’ai été saisi par les opérateurs qui souhaitaient s’installer à Pantin. Avec le maire de Pantin, nous avons refusé de donner cette autorisation au vu du bilan très mitigé sur le plan environnemental et social de ces mobilités :

  • Une durée de  de vie moyenne très faible des trottinettes et un mode de déploiement par véhicule diesel qui génère, au global, un bilan carbone à peine plus favorable qu’un déplacement en voiture thermique !
  • Un modèle social qui favorise l’exploitation de travailleurs précaires payés à la tâche et sans protection sociale.
  • Un report de mobilités depuis la marche vers les trottinettes qui, de fait, ne participe pas à la diminution du trafic routier, ni de la pollution de l’air.
  • Enfin, un risque de saturation de l’espace public et des trottoirs par des trottinettes mal stationnées, au moment où nous travaillons avec Mirjam Rudin (élue EELV, 2ème adjointe en charge de la nature en ville, aux déplacements, aux espaces publics et aux espaces verts) à désencombrer les trottoirs et les rues.

EELV Pantin : Les chiffres de la Sécurité routière, repris par le JDD, t’étonnent-ils ?

P. AMELLA : Oui et non. L’ampleur du sujet est effectivement stupéfiante. Après, il ne faut pas oublier que les accidents de vélos, comme de trottinettes, sont très majoritairement causés par les véhicules motorisés. A titre d’exemple, 98% des accidents sur un passage piéton sont le fait de voitures, camions ou poids lourds. C’est aussi parce qu’ils sont fragiles que les utilisateurs de trottinettes sont victimes d’accidents plus ou moins graves.

EELV Pantin : Le baromètre Axa Prévention (cité par le JDD) nous indique que 80% des conducteurs de trottinettes roulent sur les trottoirs, 78% téléphonent en conduisant, 68% ne portent pas toujours de casque. Que faire face à ces comportements dangereux, non seulement pour eux mais aussi pour les autres usagers, on pense notamment aux piétons et cyclistes ?

P. AMELLA : Rappelons d’abord que les règles de la sécurité routière s’appliquent à toutes et à tous, même si elles ne sont pas encore complètement adaptées à ce nouveau mode de déplacement.

Cependant, ce non-respect des règles nous oblige aussi à intensifier nos efforts pour créer des aménagements cyclables sécurisés et séparés des piétons, sur lesquels les trottinettes ont l’obligation de circuler. C’est de cette façon qu’on supprimera durablement les incivilités sur les trottoirs.

Concernant le port du casque, qu’il s’agisse des trottinettes ou des vélos, je pense qu’il doit s’agir d’un choix personnel. Ce n’est pas par l’obligation qu’on arrivera à son développement. 

La sensibilisation à des comportements responsables passe aussi par l’éducation à la pratique cyclable. Nous avons à Pantin une piste d’apprentissage au vélo dans le square éphémère rue Denis Papin et nous étudions la possibilité d’en développer une 2e vers Les Limites.

Jeudi : Grève des profs !

Soutien aux personnels enseignants en grève !

illustration manifestation d’enseignants

Le lendemain de la rentrée déjà, les collèges et les lycées étaient au bord de la rupture : professeur·es non remplacé·es, vies scolaires submergées par la gestion des absences et des cas contacts, absence d’outils de gestion interne pour savoir qui a été testé et quand, demi-pension en mode dégradé, pas de capteurs de CO2 et pas de purificateurs d’air malgré souvent l’impossibilité d’aérer correctement… Le Premier Ministre Castex a annoncé jeudi 6 janvier la fourniture de masques chirurgicaux aux enseignant·es d’ici à la fin du mois… Une aide qui intervient trop tard, selon le Snes-FSU, qui pointe aussi « le fait que les surveillants des collèges et des lycées » n’auront pas accès à ces masques.  

La politique menée par l’Education nationale face au Covid-19 provoque une désorganisation massive du système scolaire. Le nouveau protocole est « ingérable ». Tout illustre le refus de ce gouvernement d’entendre les demandes du terrain et d’investir pour améliorer la sécurité des écoles, collèges et lycées, et éviter qu’enfants et adultes ne contractent ou propagent la maladie.

Les enseignant‧e‧s et personnels de l’Education nationale exigent  :

  • du matériel de protection pour personnels et élèves : masques FFP2, masques chirurgicaux, capteurs de CO2 dans les classes et cantines, purificateurs d’air, capacité de tests étendue dans les établissements.
  • le report des épreuves de spécialité du baccalauréat de mars à juin
  • le recrutement de personnels pour renforcer les vies scolaires
  • l’isolement des cas contacts intrafamiliaux
  • l’élargissement du vivier de personnes remplaçantes par le gel des suppressions d’emplois, la création des postes nécessaires pour répondre aux besoins et le recours aux listes complémentaires

Outre ces demandes organisationnelles et matérielles légitimes que nous posons avec elles et eux, nous regrettons un sévère manque d’empathie et de compréhension de la vie quotidienne des élèves, des parents et des personnels de l’enseignement. Nous craignons aussi pour la santé mentale de toutes ces personnes sur qui le gouvernement se défausse.    Les enseignant‧e‧s et personnels de l’école, du collège et du lycée et leurs syndicats appelent donc à une grève ce jeudi 13 janvier et à une manifestation.  

Nous serons présent‧e‧s en nombre pour les soutenir. 

  Jeudi 13 janvier 14h

RDV à Luxembourg (RER B)

Crack : soignez-les, protégez-nous, protégez-les

Trois mois que des usagers de crack ont été déplacés à la porte de la Villette, que des habitants et élus interpellent les services de l’Etat sans retour. L’histoire se répète depuis plus de 15 ans dans le nord-est de Paris selon les opportunités d’espaces publics, à ceci près que depuis des expérimentations ont été conduites et des décisions prises.


Trois décès de toxicomanes mais aussi des viols sur le campement. Pour éviter le pire en cette période hivernale et ce sentiment d’insécurité, d’impuissance face une vision chaotique et l’exacerbation des tensions avec des riverains : indignons-nous et agissons en mutualisant des moyens même modestes. Et saluons les premières initiatives de citoyens apportant eau, vivres et vêtements chauds.

Des possibles existent. Paris et Strasbourg qui ont expérimenté un modèle déployé en Allemagne et en Suisse de «salle de consommation à moindre risque» aux côtés d’autres structures de prise en charge sociale et médicale ont choisi de les maintenir. Mais qu’en est-il en Seine-Saint-Denis, territoire où des « scènes » de cracks pourraient se multiplier. Envisageons, un plan de mobilisation crack métropolitain (Paris Seine-Saint-Denis). Explorons des décisions de politiques publiques concrètes aussi minimes qu’elles puissent être…

Pour EELV, au-delà de l’interpellation de l’Etat et de l’engagement du ministre, il y a urgence à agir à très court terme en coordination avec les associations présentes sur place et les élus de Paris, Pantin, Aubervilliers et ceux du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Non à la déshumanisation de nos consciences ! Que 2022 puisse être l’année de fraternités à inventer. 

Groupe Écologistes et solidaires.

Jocelyne Chatron, Augustin Ignacio Pinto, Nadia Azoug.

Tribune du groupe Ecologistes et Solidaires parue dans le journal de la ville « Canal » en janvier 2022.

Communiqué 11 octobre 2021 : Les élu.es du groupe Écologistes et Solidaires s’opposent à l’installation d’une antenne 5G à Pantin.

Pantin le 11 Octobre 2021,

Les élu.es du groupe Écologistes et Solidaires s’opposent à l’installation d’une antenne 5G à Pantin.

Samedi 9 octobre, à 10h25 du matin, un membre d’Europe Ecologie Les Verts a été alerté par des habitant.es sur la suspicion de l’installation d’une antenne 5G. 

Des élu-es se sont rendus sur place après vérification de l’arrêté municipal et des démarches effectuées, et, à 12h20, ils ont obtenu que l’antenne 5G reste dans le camion et que la 4G soit rétablie. De fait, les élu.es du groupe Écologistes et Solidaires se sont opposés à l’installation d’une antenne 5G sur les toits des bâtiments des finances publiques rue Courtois. 

Sous couvert de maintenance, les opérateurs obtiennent de la municipalité des arrêtés d’interruption de circulation. Il est à dénoncer la stratégie du fait accompli des opérateurs téléphoniques, aujourd’hui Orange, hier Free. L’absence de transparence sur la nature des opérations de maintenance est problématique. Remplacer des antennes 4G par des antennes 5G n’est pas une opération de maintenance. Installer des antennes 5G dans des caches laissant penser qu’il s’agit d’antennes 4G relève du mensonge et de la mauvaise foi. Nous assurer ensuite que les antennes 5G seront installées mais pas mises en service illustre cette stratégie déloyale des opérateurs. 

Pour rappel, nous sommes opposés à l’installation des antennes 5G sans consultation des riverains. 

De manière plus globale nous questionnons l’utilité de la 5G et ses usages. Si cette technologie peut être utile pour certaines industries de pointe, mise à disposition du grand public, elle suppose un remplacement prématuré et à grande échelle du matériel de téléphonie, exerçant une tension considérable sur les matières premières et les métaux rares. Nous militons pour une sobriété numérique. 

Le numérique, tout aussi indispensable qu’il soit, est responsable d’une part considérable des émissions de gaz à effet de serre.

Aujourd’hui, la 5G ne permet rien de plus que ce que la 4G nous offre déjà.
La 5G à disposition du grand public permet de télécharger sa série en 3 secondes au lieu de 5 ou 8 actuellement, pour la regarder en streaming  n’importe où et à n’importe quel moment. Est-ce véritablement un progrès face aux conséquences dramatiques sur les ressources de notre planète et le dérèglement climatique ?


Groupe local d’EELV PANTIN ,

Les MARCHES des TERRES passent à PANTIN

N’oubliez pas, le 9 et le 10 Octobre 2021 passe par Pantin « les Marches des Terres »!

https://les-marches-des-terres.com/

Pour la préservation de notre bien commun et des terres nourricières les 9-10 octobre, du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest de l’Ile-de- France, marchons ensemble sur Paris.
Contre le Grand Péril Express, rejoignez les Marches des Terres !

Le Programme :

Départ du Triangle de Gonesse le samedi 9 octobre 2021 à 9h
13h à l’Aire de Vents à Dugny
16h Jardins des Vertus- Métro Fort d’Aubervilliers
18h Pantin (soirée-débat)
–> Nadia Azoug fais une intervention à la maison de quartier des Courtillières vers 17h30

Départ de Pantin le dimanche 10 octobre à 9h
12h Paris – Hôtel de ville
16h Hôtel Matignon

Les toxicomanes quittent la rue Riquet pour le square de la porte de la Villette

Le groupe local EELV de Pantin apprend ce jour avec effarement, par voie de 

presse, que le Ministre de l’Intérieur, M. Gérald Darmanin, et le Préfet de Police de Paris ont procédé ce vendredi matin à l’évacuation d’une centaine de consommateurs de crack du Jardin d’Eole et de la Place de Stalingrad à Paris, pour les conduire vers la place Auguste Baron, entre les villes de Pantin et d’Aubervilliers.


Dans le communiqué de presse du Préfet de Police de Paris, ci-après en PJ nous pouvons lire: 

“un secteur sans riverain aux abord immédiats”
Ce quartier populaire de notre territoire est loin d’être vide d’habitants, c’est même l’un des quartiers où la densité de population est très importante, l’un des plus pauvres de France de plus, la place Baron est située à proximité de deux écoles dans lesquelles sont scolarisés plus de 850 enfants.

“La Police serait inactive face à la situation (.. des riverains..) dont la solution est avant tout sociale et médicale”
C’est sans concertation avec les élu-e-s locaux des villes de Paris, de Pantin et d’Aubervilliers,  que les pouvoirs publics ont agi dans le mépris des riverains et des consommateurs de crack. 


C’est une volonté désordonnée et revancharde de basculer les problématiques sociétales, sociales et médicales vers des territoires dont les habitants sont, hélas, considérés comme des citoyens de seconde zone. Le Ministre de l’Intérieur et le Préfet de Police de Paris viennent d’en faire la démonstration.

Que  croire des annonces du Premier Ministre lors de son passage à Bobigny le 21 septembre dernier, lorsqu’il affirme “qu’aucun gouvernement n’a jamais autant agi pour la Seine-Saint-Denis” ?


Le groupe local EELV de PANTIN et d’AUBERVILLIERS, dans une indignation la plus totale, s’oppose fortement à cette installation dans ces conditions, et se joint à la demande du Maire de Pantin, d’une réaction urgente de la part du Premier Ministre.

Nous ré-affirmons que la seule réponse viable à cette situation, est une approche concertée et partagée, basée sur une prise en charge médicale et sociale des consommateurs de cracks. 
Voir https://www.mieuxagircontrelecrack.fr/
Groupe local d’EELV PANTIN ,
Groupe local d’EELV AUBERVILLIERS,
Groupe local d’EELV PARIS 19,